Compétences 5.1 et 5.2
Littérature professionnelle et recherche appliquée

Pourquoi un examen par simulations évalue la maîtrise des données probantes, et comment il le fait : par les affirmations faites aux clients, les nouvelles méthodes adoptées trop vite, les traitements dont le client a entendu parler, et l’écart entre le fait qu’une approche s’appuie sur des données probantes et le fait que vous soyez compétent pour l’appliquer.
Module d’étude, 25 min de lecture. Lisez-le ci-dessous, ou faites d’abord la leçon.
- Domaine 6 · Pratique professionnelle
Leçon, environ 29 minutes. Quelques questions d’abord, puis ce module en 5 courtes parties avec une vérification après chacune, puis une récapitulation de deux minutes. Vos réponses reviennent en révision dans la séance d’aujourd’hui.
A. Ce que ce domaine évalue réellement
Les candidats sautent ce domaine. Il ne compte que deux compétences, il a l’air théorique, et on ne voit pas bien comment imaginer une simulation sur la lecture de revues scientifiques. Ce raisonnement est doublement erroné.
L’examen ne vérifie pas si vous lisez. Il évalue les quatre moments de la pratique courante où l’état des données probantes devient une décision clinique, et chacun de ces moments est une option notée quelque part dans l’examen.
Le premier est ce que vous dites à un client sur ce qui l’aidera. Le consentement éclairé, selon la norme 3.2.3, exige que le client comprenne le processus de traitement, les avantages et les risques possibles ou les effets indésirables, les autres options thérapeutiques et les conséquences liées au fait de ne pas poursuivre le traitement. Vous ne pouvez pas mener cette conversation sans savoir quelles sont les autres options et, en gros, à quel point elles fonctionnent. Un thérapeute incapable de dire « il existe une autre approche qui est mieux appuyée pour ce problème précis, et voici en quoi elle diffère » ne peut pas obtenir un consentement véritablement éclairé. C’est un échec du domaine 5 qui se manifeste à l’intérieur d’une section du domaine 4.
Le deuxième est ce que vous affirmez. La norme 2.1.3 exige que tout conseil ou information clinique repose sur une opinion professionnelle raisonnable, et le règlement sur la faute professionnelle qualifie de faute le fait de faire, à l’égard d’un traitement, « une allégation qui ne peut se justifier en tant qu’avis professionnel raisonnable » (Règl. de l’Ont. 317/12, art. 1, disposition 28). La norme 6.2.4 interdit en outre de promettre un résultat dans la publicité. Un client demande « Est-ce que ça va marcher? », et la réponse plausible, chaleureuse et fatale pour une carrière est « oui ». La réponse compétente est précise, honnête et quand même porteuse d’espoir.
Le troisième est le moment où vous adoptez quelque chose. De nouvelles méthodes arrivent constamment, par l’intermédiaire de collègues, d’ateliers, d’employeurs et des médias sociaux. La norme 2.1.4 exige une formation appropriée et vérifiable ainsi qu’une supervision ou une consultation clinique avant de changer ou d’élargir un domaine d’exercice. Un atelier de fin de semaine, c’est de l’assiduité, et la définition de « titre/diplôme obtenu » à la norme 1.2 précise explicitement qu’un tel titre n’est pas attribué uniquement sur la base de l’assiduité. L’examen évalue l’écart entre le fait d’avoir entendu parler d’une méthode et celui de pouvoir l’appliquer.
Le quatrième est ce que vous faites de ce que le client apporte. Des clients arrivent après avoir lu sur un traitement, regardé une vidéo sur une technique, ou s’être fait dire par un proche que la thérapie que vous pratiquez ne fonctionne pas. Chacune de ces situations est un moment de Collecte d’informations ou de Prise de décision, et la réponse qui rapporte des points n’est ni le rejet ni la complaisance. C’est un véritable examen de l’affirmation avec le client.
Sous ces quatre moments se trouve le jugement que ce domaine évalue réellement : la capacité de maintenir une position d’incertitude éclairée devant un client qui veut des certitudes. La recherche en psychothérapie appuie des conclusions sur des groupes, pas sur des individus. Elle vous dit ce qui est généralement arrivé à des personnes à peu près semblables à cette cliente, ce qui est réel et utile, mais ce n’est pas une prédiction à son sujet. La compétence 5.2b, déterminer la possibilité d’appliquer les résultats de recherche à des situations cliniques données, résume tout le domaine en une ligne. Le thérapeute qui dit « il est prouvé que ça marche » et celui qui dit « la recherche ne s’applique pas vraiment aux individus » ont commis la même erreur dans des directions opposées, et l’examen pénalise les deux.
Le domaine de compétences 5 se situe dans le domaine 6 du modèle de test, Pratique professionnelle. Attendez-vous à un petit nombre d’options plutôt qu’à des simulations entières, et attendez-vous à ce qu’elles soient déterminantes, parce que des sections se jouent sur un ou deux éléments.
B. Compétence par compétence
5.1 Se tenir au courant de la littérature professionnelle
Énoncé. Le PA est capable « de se tenir au courant de la littérature professionnelle » : lire la documentation professionnelle récente en lien avec le domaine de pratique (5.1a), consulter l’information provenant de diverses sources actuelles (5.1b), analyser l’information de façon critique (5.1c), déterminer la possibilité d’appliquer l’information à des situations cliniques données (5.1d), appliquer les connaissances recueillies à l’amélioration de la pratique (5.1e) et se tenir au courant des développements dans les domaines fondamentaux (5.1f).
En pratique. Les mots clés sont en lien avec, diverses et de façon critique.
En lien avec (5.1a) désigne la documentation qui correspond à votre charge de cas réelle. Si vous voyez des adolescents qui s’automutilent en milieu scolaire, les développements dans ce domaine ne sont pas une lecture facultative, et l’examen s’attendra à ce que vous sachiez qu’il existe une littérature propre à votre population.
Diverses (5.1b) signifie ne pas vous fier à une seule source, à un seul formateur ou à une seule école de pensée. Le clinicien dont toutes les connaissances proviennent de la formation d’un seul institut est vulnérable d’une façon précise et vérifiable : il ne peut pas dire au client quelles sont les autres options, et il ne peut pas reconnaître quand son approche est contre-indiquée (compétences 1.2c et 1.2d).
De façon critique (5.1c) est la sous-compétence qui produit les options les plus discriminantes. Cela signifie se demander qui a fait une affirmation, sur quelle base, avec quel intérêt et à quel point elle est appuyée. C’est aussi la compétence qui régit votre utilisation de tout outil automatisé : la norme 3.4.7 précise que les inscrits ne s’appuient pas sur des informations obtenues à partir d’évaluations, de rapports ou de déclarations générés par ordinateur sans exercer leur propre jugement professionnel. La Ligne directrice sur l’intelligence artificielle de l’OPAO applique cette norme aux outils d’IA, et elle vise tout ce qui produit un texte clinique ou une note sans clinicien derrière. Le manuel de jurisprudence en tire cinq questions à se poser avant d’utiliser un outil d’IA : le client est-il pleinement informé de la technologie, de ses risques et des personnes qui auront accès aux renseignements (3.1, 3.2)? Peut-il résumer avec exactitude ce que le dossier clinique exige (5.1)? Appliquerez-vous votre propre jugement clinique avant de vous fier à ce qu’il produit (3.4)? Est-il suffisamment sécurisé pour des renseignements personnels sur la santé (5.6)? Êtes-vous compétent pour l’utiliser et pour examiner ses résultats, y compris leurs biais (2.1)?
La possibilité d’appliquer (5.1d) est le point où la lecture devient pratique. Un résultat valable pour une population est une hypothèse au sujet de votre cliente, à vérifier auprès d’elle.
Les domaines fondamentaux (5.1f) renvoient au domaine 1. Le développement humain, les effets d’un traumatisme, la psychopathologie, les catégories diagnostiques actuellement en usage, les catégories de drogues psychoactives et la diversité humaine sont des domaines qui évoluent, et on attend d’un PA formé il y a quelques années qu’il se tienne au courant : les termes qu’emploie maintenant le psychiatre d’un client, une catégorie de médicaments que vous n’avez jamais rencontrée, une orientation révisée sur le travail avec une population que vous suivez. Se tenir au courant dans ces domaines n’élargit pas votre champ d’exercice; cela vous permet de comprendre ce que vous disent les autres professionnels et les clients, et de savoir quand orienter.
À l’examen. Les options liées à 5.1 apparaissent dans trois situations reconnaissables : un client soulève quelque chose qu’il a lu ou entendu; un collègue ou un employeur propose une méthode; vous rencontrez un tableau clinique que vous connaissez mal.
| Pondération | Texte d’option que vous verriez réellement |
|---|---|
| +2 | « Dire à la cliente que vous ne connaissez pas l’approche dont elle a entendu parler, que vous allez vous renseigner sur ce que montrent les données probantes et que vous en discuterez avec elle à la prochaine séance. » |
| +2 | « Lire la littérature actuelle sur le traitement de ce tableau clinique dans ce groupe d’âge avant de planifier la prochaine étape du travail. » |
| +2 | « Demander au collègue en quoi consiste la formation et quelles données probantes appuient la méthode, avant d’accepter de l’utiliser avec vos clients. » |
| +1 | « Soumettre la question à votre groupe de consultation entre pairs. » |
| 0 | « Inscrire le nom de l’approche au dossier du client. » |
| -1 | « Dire à la cliente que l’approche dont elle a entendu parler n’est pas utilisée par les thérapeutes sérieux. » |
| -2 | « Commencer à utiliser la technique avec ce client sur la foi du webinaire auquel vous avez assisté le mois dernier. » |
| -2 | « Accepter les conclusions du rapport d’évaluation automatisé et fonder le plan de traitement sur celles-ci. » |
La distinction qui rapporte des points : ne pas savoir n’est pas un échec sanctionné. Le dire, puis se renseigner, est une option positive. Cacher qu’on ne sait pas, en écartant la question du client ou en allant de l’avant avec des connaissances minces, voilà ce qui est pénalisé.
5.2 Utiliser les résultats de la recherche pour éclairer la pratique clinique
Énoncé. Le PA est capable « d’utiliser les résultats de la recherche pour éclairer la pratique clinique » : intégrer les connaissances issues des méthodes de recherche et des pratiques (5.2a), déterminer la possibilité d’appliquer les résultats de recherche à des situations cliniques données (5.2b), analyser de façon critique les résultats de recherche (5.2c) et appliquer les connaissances recueillies à l’amélioration de la pratique (5.2d).
En pratique. Au niveau de l’admission à la profession, on attend ici une compétence de lecteur averti, et non la capacité de concevoir un essai clinique. Vous devriez pouvoir distinguer une comparaison contrôlée d’une série de cas, remarquer qu’une affirmation repose sur les propres études du concepteur de la méthode, reconnaître qu’un effet observé sur la moyenne d’un groupe ne décrit pas chacun des membres du groupe, savoir qu’une approche bien appuyée pour un problème ne conserve pas cet appui pour un autre, et comprendre que l’absence de données probantes pour une méthode n’équivaut pas à des données probantes montrant qu’elle échoue.
La sous-compétence 5.2b est celle qui compte réellement pour l’examen, et la question de l’applicabilité a une structure utilisable. Ce client ressemble-t-il aux personnes étudiées, par l’âge, le tableau clinique, la gravité, la comorbidité et le contexte? L’intervention peut-elle être offerte ici, dans ce milieu, à cette fréquence, par une personne ayant votre formation? Le résultat mesuré est-il celui que ce client souhaite? Un essai qui a réduit des scores de symptômes n’a pas démontré que la cliente pourra retourner au travail.
Une conséquence pratique en découle pour l’examen. Parce que l’applicabilité est le critère, les options qui proposent une intervention parce qu’elle est fondée sur des données probantes sont souvent négatives, alors que les options qui demandent si les données probantes correspondent à ce client sont souvent positives. L’expression « fondée sur des données probantes » dans le texte d’une option n’est pas l’indice d’une bonne option. C’est souvent l’indice d’un distracteur, parce qu’elle invite le candidat à cesser de réfléchir précisément là où commence la compétence.
La sous-compétence 5.2d boucle la boucle et se rattache à la compétence 3.4c, planifier et mettre en œuvre des méthodes d’évaluation de l’efficacité des interventions. Les données probantes ne sont pas seulement ce que vous lisez, ce sont aussi celles que vous produisez : vérifier si cette cliente s’améliore réellement, et être prêt à changer de cap quand ce n’est pas le cas. La norme 3.5, « Traitement non nécessaire », en fait une obligation plutôt qu’une simple bonne pratique, en exigeant que le traitement ne se poursuive que lorsqu’il a des chances raisonnables d’être bénéfique pour le client et que le client participe à ce jugement.
Deux limites strictes appartiennent à cette compétence. Les données probantes n’autorisent jamais une pratique interdite : la norme de l’OPAO « Affirmation de l’orientation sexuelle et de l’identité sexuelle » enjoint aux inscrits de s’abstenir de fournir des services visant à changer ou à diriger l’orientation sexuelle ou l’identité sexuelle d’une personne, et aucune donnée probante invoquée n’y change quoi que ce soit. Et la recherche menée par une personne inscrite est assujettie au principe « Recherche responsable » du Code de déontologie : une recherche menée en toute sécurité, de manière éthique et avec le consentement éclairé de l’ensemble des participants, ce qui, dans la propre clientèle d’un clinicien, soulève aussi les problèmes de relations duelles et d’influence indue que régissent les normes 1.7 et 1.8.
À l’examen. Les options liées à 5.2 sont celles qui contiennent une affirmation sur l’efficacité, ou une décision sur le fait de continuer ou non ce que vous faites.
| Pondération | Texte d’option que vous verriez réellement |
|---|---|
| +2 | « Dire à la cliente ce que l’on sait de l’efficacité de cette approche pour des difficultés comme les siennes, y compris ce qu’elle ne traite pas. » |
| +2 | « Vous demander si l’approche qui l’a aidée avec la panique est réellement indiquée pour le deuil qu’elle décrit maintenant. » |
| +2 | « Utiliser une brève mesure à intervalles réguliers pour que vous et la cliente puissiez voir si quelque chose change. » |
| +2 | « Constater que six mois de ce travail n’ont produit aucun changement, et aborder avec elle la question de savoir si une autre approche ou un autre clinicien la servirait mieux. » |
| +1 | « Lui demander ce qu’elle a déjà essayé et ce que cela a donné. » |
| 0 | « Mentionner que l’approche est largement utilisée en Ontario. » |
| -1 | « Dire à la cliente que cette méthode a un taux de réussite de quatre-vingts pour cent. » |
| -2 | « Assurer à la cliente que cette approche fera disparaître ses symptômes. » |
| -2 | « Inviter la cliente à participer à votre projet de recherche pendant une séance. » |
| -2 | « Poursuivre le même travail sans rien changer, puisque la cliente dit qu’elle apprécie les séances. » |
Cette dernière option est celle que les candidats ratent le plus souvent, parce que la chaleur de la cliente la fait paraître sûre. Une cliente qui apprécie les séances et qui ne s’améliore pas est exactement le genre de cliente pour qui la norme 3.5 a été rédigée.
C. Discriminateurs à haut rendement
1. Ne pas savoir, c’est correct; faire semblant, non. « Je ne connais pas cette approche; je vais me renseigner et on pourra en parler la prochaine fois » vaut +2. « Ce n’est pas quelque chose qu’utilisent les thérapeutes sérieux » vaut -1, et c’est souvent inexact en plus.
2. Les données probantes portent sur des groupes; votre cliente est une seule personne. Traitez les résultats comme des hypothèses au sujet de cette cliente, puis vérifiez-les auprès d’elle. « La recherche montre que ça fonctionne pour les personnes qui ont son diagnostic, donc allez de l’avant » vaut -1; « vous demander si elle ressemble aux personnes étudiées, et en quoi elle ne leur ressemble pas » vaut +2.
3. Ne promettez jamais un résultat. « Cela fera disparaître vos symptômes » vaut -2 au regard de la norme 2.1.3 et de la disposition 28 du Règl. de l’Ont. 317/12, et de toute lecture honnête des données probantes. « La plupart des gens qui travaillent là-dessus pendant quelques mois remarquent un changement dans la fréquence des crises de panique; je ne peux pas vous le promettre, et on va suivre ça ensemble » est la formulation qui rapporte des points.
4. Les autres options font partie du consentement, et vous ne pouvez pas les offrir si vous ne les connaissez pas. Obtenir le consentement à votre propre approche sans mentionner qu’il existe d’autres approches pour ce problème est un échec du consentement dont la cause tient à la littérature.
5. La participation n’est pas la compétence. Un atelier, un webinaire ou un certificat est le début de la compétence, et non sa possession. La norme 2.1.4 exige une formation appropriée et vérifiable, ainsi qu’une supervision ou une consultation clinique, avant d’élargir un domaine d’exercice. « Commencer à utiliser la nouvelle modalité avec ce client après la formation de la fin de semaine » vaut -2; « organiser une consultation avec une personne expérimentée dans cette modalité avant de l’utiliser, et dire au client ce que vous lui offrez » vaut +2.
6. Les données probantes pour un problème ne se transfèrent pas à un autre. Appliquer à son deuil le protocole qui l’a aidée pour la panique, parce que c’est l’outil dont vous disposez, vaut -1 et constitue un échec de la compétence 1.2d autant que de la compétence 5.2.
7. Interrogez la source d’une affirmation. Qui la fait, qu’a-t-il à y gagner, et quelqu’un d’indépendant l’a-t-il reproduite? Une méthode promue par le formateur qui vend la formation mérite qu’on pose la question, sans scepticisme automatique et sans acceptation automatique.
8. Un résultat automatisé est une donnée d’entrée, pas une conclusion. La norme 3.4.7 exige que votre propre jugement professionnel prime sur toute évaluation, tout rapport ou toute déclaration générés par ordinateur. Fonder un plan de traitement sur un rapport généré sans faire votre propre évaluation vaut -2.
9. Produisez vos propres données et agissez en conséquence. Mesurez, demandez au client et changez de cap quand rien ne bouge. « Continuer comme maintenant, elle apprécie les séances » vaut -2 lorsqu’il n’y a eu aucun changement; aborder la question avec elle vaut +2.
10. Aucune quantité de données probantes ne légitime une pratique interdite. Toute option qui propose d’aider un client à changer son orientation sexuelle ou son identité sexuelle vaut -3, quoi que le client ait demandé et quoi que l’on cite à l’appui.
11. La recherche sur vos propres clients pose un problème de relation duelle avant de poser un problème de méthode. Recruter un client actuel pour votre étude pendant une séance vaut -2 : un consentement obtenu à l’intérieur du déséquilibre de pouvoir n’est pas un consentement libre.
12. Dites ce que vous savez, ce que vous ne savez pas et ce que vous allez vérifier. L’incertitude éclairée est une compétence, pas une faiblesse, et elle est notée comme telle. L’option qui nomme les limites de vos connaissances et s’engage à une prochaine étape l’emporte presque toujours sur l’option assurée.
D. Liste de rappel en dix points
- Ce domaine est évalué par les affirmations faites aux clients, et non par des questions sur les revues scientifiques. Cherchez les options qui contiennent une promesse, une statistique ou une méthode dont vous venez d’entendre parler.
- « Je ne sais pas, et je vais me renseigner » est une option positive. Bluffer et rejeter sont toutes deux négatives.
- Ne garantissez jamais un résultat et ne citez jamais un taux de réussite dont vous ne pouvez pas indiquer la source. Une allégation sur un traitement qui ne peut se justifier en tant qu’avis professionnel raisonnable constitue une faute professionnelle (Règl. de l’Ont. 317/12, disposition 28).
- Le consentement éclairé exige de présenter au client les autres options, ce qui exige de les connaître.
- Les résultats décrivent des groupes. Demandez-vous si ce client ressemble aux personnes étudiées avant d’appliquer quoi que ce soit.
- Avoir suivi une formation n’est pas avoir acquis une compétence. Une formation vérifiable et une supervision précèdent tout élargissement de la pratique.
- Les données probantes pour un tableau clinique ne se transfèrent pas à un autre. Vérifiez l’indication avant de recourir à un protocole familier.
- Exercez votre propre jugement sur toute évaluation ou tout rapport automatisé ou produit par ordinateur.
- Mesurez si ce travail aide, demandez au client et agissez devant une trajectoire stagnante. Apprécier les séances n’est pas s’améliorer.
- Rien dans la littérature ne peut autoriser les pratiques de conversion ou réparatrices, et rien n’autorise à recruter vos propres clients pour une recherche sans tenir compte du déséquilibre de pouvoir.