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Labo d’examende l’OPAO

Format, modèle de test et notation

Le fonctionnement de l’examen

Comment l’Examen d’inscription de l’OPAO est construit selon la méthode de l’image latente (ce que chaque choix révèle reste caché jusqu’à ce que vous vous y engagiez), comment la Collecte d’informations et la Prise de décision sont notées en deux totaux distincts que vous devez réussir tous les deux, et quelle est la pondération du modèle de test.

Module d’étude, 30 min de lecture. Lisez-le ci-dessous, ou faites d’abord la leçon.

  • L’examen · format, stratégie et planification

Leçon, environ 41 minutes. Quelques questions d’abord, puis ce module en 10 courtes parties avec une vérification après chacune, puis une récapitulation de deux minutes. Vos réponses reviennent en révision dans la séance d’aujourd’hui.

Commencez par oublier le modèle du choix multiple

La plupart des candidats abordent l’Examen d’inscription de l’OPAO avec un modèle mental bâti sur tous les tests qu’ils ont passés jusque-là : une question, quatre options, une bonne réponse, trois mauvaises. Ce modèle n’est pas seulement inutile ici. Il produit les deux profils d’échec les plus fréquents, et il le fait sans bruit, parce que les candidats qui s’en servent ont quand même l’impression de répondre à des questions.

L’examen que vous passerez est conçu par COMPASS Centre de développement d’examen en fonction de la Norme professionnelle canadienne en counseling et en psychothérapie (NPCCP). Sa portée est nationale : ses simulations se déroulent dans un contexte pancanadien, au niveau de l’admission à la profession, et l’OPAO l’utilise en tant qu’Examen d’inscription. Il s’agit d’une évaluation fondée sur les compétences, sous forme de simulations, qui repose sur ce qu’on appelle la méthode de l’image latente. Ce n’est pas un examen à choix multiples, et ce n’est pas un test de connaissances. On ne vous demande pas ce que vous savez du consentement, du risque ou des limites. On vous demande ce que vous feriez avec ce client, dans cette pièce, à ce moment précis du travail, et vos choix sont notés selon la mesure dans laquelle chaque geste aurait aidé ou nui aux soins offerts à ce client.

La conséquence pratique, c’est que vous lisez une option autrement. Dans une question à choix multiples, vous vérifiez l’option par rapport à vos connaissances : cet énoncé est-il vrai? Ici, vous vérifiez l’option par rapport au moment clinique : ce geste, posé maintenant, dans cet ordre, avec ce que je sais à l’heure actuelle, sert-il l’intérêt de ce client? Les mêmes mots peuvent être fortement positifs dans une section et gravement négatifs deux sections plus tôt.

Un exemple tiré des simulations de cette bibliothèque le montre bien. Dans la simulation d’Amrit, le client a signé un formulaire de consentement en quarante secondes sans le lire et veut commencer. L’une des options de la première section de Collecte d’informations est « Les circonstances du décès de son père, en détail ». C’est un élément compétent, pertinent et tout à fait ordinaire du travail sur le deuil. Il a une pondération de -2, parce qu’il invite à une divulgation importante avant que le client sache comment l’information sera consignée, qui pourra la voir et dans quelles circonstances le thérapeute serait tenu de la divulguer. Trois sections plus loin, une fois le consentement établi, la même question n’aurait rien de remarquable. Rien n’a changé quant à la véracité de l’énoncé. Ce qui a changé, c’est le moment où il a été proposé.

Le moment, l’ordre et la proportion : voilà ce sur quoi cet examen fait la différence.

Le fonctionnement de l’image latente

Chaque section présente un énoncé et une liste d’options. Quand vous cliquez sur une option, une courte réponse apparaît au-dessous : dans une section de Collecte d’informations, le fait que vous apprenez; dans une section de Prise de décision, la réaction immédiate du client dans la pièce. Vous ne pouvez pas voir cette réponse avant de faire votre choix. C’est l’image latente : ce que l’option révèle reste caché jusqu’à ce que vous vous y engagiez. La réponse ne montre que ce moment-là. Elle ne vous dit pas ce qui s’est passé ensuite, et elle ne vous dit pas si vous aviez raison.

Trois faits mécaniques en découlent, et tous trois comptent davantage que les candidats ne le pensent.

Les choix sont irréversibles. Il n’y a pas d’annulation. Une fois que vous avez cliqué sur une option, elle fait partie de votre note. Vous ne pouvez pas la désélectionner après avoir lu la réponse, et la réponse ne vous avertira pas qu’il s’agissait d’une erreur. Le jour de l’examen, vous sélectionnez une option en cliquant sur le carré à sa gauche, avec une souris sans Bluetooth (avec fil, ou avec un récepteur USB) ou un pavé tactile; la page de l’OPAO sur l’examen précise que la souris est préférable. Une option sélectionnée est surlignée, et une option qui n’est pas surlignée n’est pas sélectionnée. Entre deux choix, gardez le doigt et la paume hors de la souris ou du pavé tactile, pour ne rien sélectionner par accident.

On ne peut pas revenir à une section sautée. Si vous passez une section sans rien sélectionner, elle est perdue. Elle ne vous attend pas pour la fin. Une section sautée vaut zéro, et un zéro dans une section dont le maximum est de douze est un trou que les sections suivantes devront combler. Le bouton PRÉCÉDENT vous ramène bien à une section antérieure, pour la relire avec les réponses que vous avez révélées, mais un choix fait à cet endroit ne peut pas être modifié et une section sautée ne peut pas recevoir de réponse.

La réponse révélée fait partie de la simulation, pas de la notation. Le module de stratégie traite longuement de ce point; énonçons-le ici clairement : une réponse chaleureuse, reconnaissante et ouverte du client peut suivre une option fortement nuisible. Dans la simulation d’Amrit, « Dire que tout reste entre ces quatre murs » a une pondération de -2 parce que c’est faux et que cela défait le processus de consentement. Sa réponse se lit ainsi : « Il se détend visiblement et parle plus librement. » C’est ce qui se passerait dans une vraie pièce, et c’est ainsi que l’examen distingue les candidats qui raisonnent de ceux qui se fient à l’atmosphère. Ne lisez pas la réponse comme une approbation. Tranchez chaque option selon le principe qu’elle respecte ou qu’elle enfreint, avant de voir comment le client la reçoit.

La structure de l’examen

Dix simulations. Trois heures. Neuf des dix sont notées; l’une est une simulation non notée, qui est mise à l’essai pour de futurs examens, et vous ne pouvez pas savoir laquelle. L’interface ne donne aucun signal, il n’y a aucune différence de longueur ou de difficulté sur laquelle vous pourriez compter, et aucun moyen de le découvrir après coup.

La seule réponse rationnelle est de traiter les dix simulations de la même façon. Il arrive que des candidats se convainquent, en plein examen, qu’une simulation inhabituelle doit être la simulation non notée et qu’ils relâchent leurs efforts. S’ils se trompent, ils ont sacrifié un neuvième de deux totaux notés. S’ils ont raison, ils n’ont rien gagné, puisque rien n’était en jeu de toute façon.

Trois heures pour dix simulations, cela fait environ dix-huit minutes chacune. Le module de stratégie explique quoi faire quand l’une d’elles s’étire.

À l’intérieur d’une simulation

Une simulation commence par un scénario : court, souvent moins de cent mots, qui présente le contexte, votre rôle et des renseignements de départ sur le client. À mesure que le cas avance, de nouvelles informations arrivent en quelques phrases placées avant une section ultérieure : ce qui s’est passé depuis, ce que le client vient de dire. Chaque mise à jour compte autant que le scénario. Sur cette plateforme, le scénario reste visible tout au long de la simulation; le Manuel de ressources ne dit pas s’il le reste le jour de l’examen, alors notez dans le bloc-notes tout fait dont vous aurez besoin plus tard. Relisez-le quand une section ultérieure vous laisse perplexe, parce que la réponse à « pourquoi cette option est-elle négative » se trouve souvent dans un détail que vous avez survolé au départ : l’âge du client, les autres personnes du ménage, qui paie, quel est réellement votre rôle.

La simulation se déroule ensuite sur environ cinq à huit sections. Une simulation réaliste avance comme avance un travail clinique : recueillir de l’information, prendre une décision, faire face à une complication, recueillir de nouveau, décider de nouveau, puis arriver à une conclusion. Les sections sont séquentielles et la situation évolue de l’une à l’autre. Ce que vous avez appris à la section b sert à la section c.

Il existe exactement deux types de sections. Le Manuel de ressources ne fixe aucun nombre d’options par section; les nombres ci-dessous sont ceux qu’on trouve habituellement dans les simulations de cette bibliothèque.

Collecte d’informations

Une section de Collecte d’informations vous demande ce que vous avez besoin de savoir. L’énoncé précise un objectif, et habituellement un cadre temporel : « Avant d’aborder ce qui l’amène, que voudriez-vous savoir pour orienter Amrit et établir son consentement? »

Ces sections portent toujours la consigne « (FAITES AUTANT DE CHOIX, selon ce que vous jugez utile pour cette section) », avec généralement de huit à douze options. Chaque option est une information que vous pourriez chercher à obtenir, et le fait de cliquer dessus révèle ce que vous apprenez.

Les sections de Collecte d’informations ne mesurent pas l’exhaustivité. Elles mesurent la pertinence par rapport à l’objectif énoncé. Une section peut contenir une option qui constitue une information réellement utile, tout à fait raisonnable à demander un jour, et qui a une pondération de 0 ou de -1 parce qu’elle ne sert pas l’objectif énoncé dans le cadre temporel énoncé.

Prise de décision

Une section de Prise de décision vous demande ce que vous feriez. L’énoncé expose la situation telle qu’elle se présente maintenant et vous place devant une décision. Les sections de Prise de décision existent sous deux formes, et la différence entre les deux n’a rien de cosmétique.

Les sections de Prise de décision FAITES AUTANT DE CHOIX, avec généralement de huit à onze options, présentent un ensemble de gestes dont plusieurs sont appropriés. On attend de vous que vous construisiez une réponse : nommer ce qui se passe dans la pièce, travailler cette question avec le client, la consigner, organiser le suivi. Si vous ne sélectionnez qu’une seule option forte ici, vous laissez sur la table la plus grande partie des points disponibles.

Les sections de Prise de décision NE FAITES QU’UN SEUL CHOIX, avec généralement quatre ou cinq options, présentent un seul point de décision où une seule option est généralement jugée la plus acceptable. Le manuel admet que plus d’une option puisse être acceptable, mais l’une est meilleure que les autres. Dans les sections à choix unique de cette bibliothèque, la meilleure option a une pondération de +2 ou de +3 et les autres vont de 0 à -2. Votre tâche est de classer les options les unes par rapport aux autres et de retenir la meilleure, non d’écarter celles que vous ne pourriez pas défendre.

L’étalonnage : de +3 à -3

Chaque option a une pondération de +3 à -3, qui reflète un jugement sur la mesure dans laquelle le geste aiderait ou nuirait aux soins offerts au client.

PondérationSignification (Tableau 1 du Manuel de ressources, abrégé)
+3D’une importance capitale pour la qualité des soins au client, l’omission entraînerait de graves préjudices au client.
+2Favorise grandement la bonne qualité des soins au client.
+1Favorise légèrement la bonne qualité des soins au client.
0Ne contribue pas aux soins du client, mais ne lui cause aucun préjudice.
-1Légèrement nuisible aux soins du client.
-2Fortement nuisible aux soins du client.
-3Gravement nuisible aux soins du client et très dommageable à son bien-être.

Quatre caractéristiques de cette échelle changent votre façon de jouer.

Le +3 est rare et précis. Il est réservé à l’option dont l’omission causerait elle-même un préjudice grave : évaluer un risque imminent en présence d’indicateurs de risque, faire un signalement de protection de l’enfance lorsque le seuil est atteint, obtenir le consentement avant de divulguer. La plupart des options réellement bonnes valent +2.

Le 0 existe bel et bien et il a une fonction. Les options neutres sont plausibles, inoffensives et inutiles : offrir un verre d’eau, envoyer par courriel un document sur les politiques, remettre au client un document qu’il ne lira pas. Elles existent pour pénaliser le candidat qui clique sur tout. Elles ne vous coûtent aucun point, mais elles vous coûtent du temps, ce qui revient au même dans un examen de trois heures.

Les options négatives sont des gestes qu’une personne compétente et bien intentionnée poserait réellement. « Rassurer le client en lui disant que tout ira bien » est un bon exemple de -1 : c’est gentil, courant, et cela coupe court à l’affect. Bon nombre d’options négatives sont des gestes corrects posés au mauvais moment, des gestes qui apaisent l’anxiété du thérapeute plutôt que de servir le client, ou des gestes compétents qui relèvent d’une autre profession.

Un -3 est presque irrattrapable dans sa section. Lorsque les options positives totalisent douze points, un seul -3 coûte le quart des points disponibles.

Le fait structurel le plus important

La Collecte d’informations et la Prise de décision sont notées en deux totaux bruts distincts, et vous devez réussir les deux.

La force dans l’une ne compense pas la faiblesse dans l’autre. C’est le fait que la plupart des candidats ignorent, ou connaissent sans agir en conséquence, et il cause plus d’échecs que n’importe quelle erreur clinique prise isolément.

Concrètement : votre note brute en Collecte d’informations est la somme des pondérations que vous avez sélectionnées dans les seules sections de Collecte d’informations, pour les neuf simulations notées. Votre note brute en Prise de décision est la somme pour les seules sections de Prise de décision. Les deux ne se rencontrent jamais. Les points gagnés par une collecte superbe ne peuvent pas servir à compenser une performance mince en Prise de décision.

Deux profils d’échec en découlent directement, et les deux sont fréquents.

Le candidat qui recueille l’information avec brio et décide avec timidité. C’est souvent un clinicien réellement prudent. Il travaille les sections de Collecte d’informations avec beaucoup d’habileté et se fait un portrait juste de la situation. Puis il arrive à une section de Prise de décision FAITES AUTANT DE CHOIX et sélectionne deux options, parce que la prudence semble plus sûre. Prenons la deuxième section de la simulation d’Amrit, dont les options positives totalisent onze points. Un candidat qui n’en sélectionne que deux, soit consigner la conversation sur le consentement et dire qu’il reviendra sur le consentement à mesure que le travail évolue, obtient quatre, alors que le seuil de référence de cette plateforme pour la section est de sept et que la sélection de toutes les options positives donne onze. Répétez cette habitude sur neuf simulations, avec trois ou quatre sections de Prise de décision dans chacune, et le total en Prise de décision n’approche jamais de son seuil de référence, si bonne qu’ait été la collecte.

Le candidat qui décide bien et recueille trop peu. C’est souvent un clinicien sûr de lui qui a hâte de passer à l’action. Il lit une section de Collecte d’informations, repère la question manifestement centrale, la sélectionne et passe à la suite. Dans la deuxième section de la simulation de Tomás, la question directe sur le plan, l’intention et les comportements préparatoires vaut +3 et constitue réellement l’option la plus importante de la section. Mais les options positives de la section totalisent quatorze points, et les autres portent sur les tentatives antérieures, la fréquence et l’évolution, l’accès aux moyens, la consommation de substances et les facteurs de protection. Un candidat qui ne retient que le +3 obtient trois, alors qu’une performance compétente se situe à treize ou quatorze. Une excellente prise de décision ne peut pas sauver un total en Collecte d’informations bâti trois points à la fois.

La consigne s’applique dès votre première simulation d’entraînement : travaillez les deux volets selon la même exigence, chaque fois. La collecte n’est pas l’échauffement avant le vrai test. Elle en constitue la moitié, notée séparément.

Le calcul sur cette plateforme

L’OPAO ne publie pas les notes de passage à l’avance. La note de passage de chaque forme de l’Examen d’inscription est fixée par le comité de développement du test de COMPASS au moyen d’une méthode critérielle (une version modifiée de la méthode Angoff), et le point de passage exact varie d’une version de l’Examen à l’autre, en fonction des simulations notées incluses; une équation linéaire assure que la difficulté des versions de l’Examen soit similaire. Toute ressource de préparation qui vous donne un chiffre précis avant le jour de l’examen l’invente.

L’architecture du modèle de notation est la suivante :

  • La note brute d’une section est la somme des pondérations des options que vous avez sélectionnées.
  • Le maximum d’une section est la somme de toutes les pondérations positives de cette section.
  • Votre note brute en Collecte d’informations pour une simulation est la somme de ses sections de Collecte d’informations; votre note brute en Prise de décision est la somme de ses sections de Prise de décision.
  • Vos notes brutes en Collecte d’informations et en Prise de décision pour l’ensemble de l’examen sont les sommes des neuf simulations notées, et les deux doivent atteindre leur note de passage.

Pour les examens d’entraînement et les examens blancs de cette plateforme, nous appliquons un seuil de référence de 60 % du maximum de la section, arrondi à l’unité supérieure. C’est notre étalonnage, adopté pour que vous ayez une norme constante sur laquelle vous entraîner. Ce n’est pas une note de passage publiée par l’OPAO et il ne faut pas le considérer comme une prédiction de celle-ci. Il est utile à titre comparatif : il vous indique si cette tentative était plus solide que la précédente, et quelles sections vous coûtent des points de façon systématique.

Deux illustrations, toutes deux tirées de la deuxième section de la simulation d’Amrit, où les options positives totalisent onze points et où notre seuil de référence est donc de sept.

Un candidat qui sélectionne les cinq options fortes, soit dire que la compréhension compte davantage que la signature, demander quelles parties le client veut qu’on lui explique, présenter le contenu en langage clair, dire que le consentement est continu et consigner la conversation, obtient onze, soit tous les points positifs qu’offre la section. Une marge confortable.

Un candidat qui sélectionne toutes les options obtient quatre. Les onze points positifs sont toujours là, mais s’y ajoutent le -3 pour avoir accepté la signature et être passé à autre chose, le -2 pour avoir refusé de continuer et lui avoir redonné rendez-vous, le -1 pour avoir lu mot pour mot la clause sur la confidentialité et le -1 pour lui avoir fait parapher chaque page. Cliquer sur tout n’achète aucune sécurité. Cela achète une section échouée, et cela consomme le temps dont vous aviez besoin pour les dernières simulations.

Ce que votre résultat vous apprend, et ce qu’il ne vous apprend pas

Soyez réaliste quant à la rétroaction que vous recevrez. Les résultats arrivent quelques semaines après l’examen (la page de l’OPAO sur l’examen indique le délai prévu), sous la forme d’une feuille de points d’une page que COMPASS vous envoie par courriel en PDF; l’OPAO vous envoie de son côté, par courriel, un avis de résultats avec les prochaines étapes. Vous y trouverez les résultats relatifs à la collecte d’informations et à la prise de décision, la note de passage requise dans ces deux domaines, ainsi que les scores les plus élevés des candidats dans ceux-ci pendant la même administration. Elle ne donne pas de résultats élément par élément : vous ne saurez pas quels clics précis vous ont coûté des points, à quels distracteurs vous vous êtes laissé prendre, ni comment vous avez réussi dans chaque simulation.

Comme la feuille de points présente les deux volets séparément, chacun par rapport à sa propre note de passage, un résultat d’échec n’est pas un verdict global indifférencié : il vous indique si c’est la Collecte d’informations, la Prise de décision ou les deux qui n’ont pas atteint le seuil, et de combien. Si vous devez repasser l’examen, c’est par là que commence votre préparation. Tout ce qui prétend décrire une ventilation plus fine, par simulation, par section ou par compétence, n’est au mieux qu’une inférence de quelqu’un.

C’est pourquoi il importe de s’entraîner avec des justifications complètes. L’examen ne vous dira pas pourquoi une option a reçu telle pondération. Cette plateforme vous le dira, pour chaque option de chaque section, y compris celles que vous n’avez pas sélectionnées. Cette révision est le seul endroit où vous verrez le raisonnement; traitez-la donc comme l’activité d’apprentissage principale plutôt que comme un complément à la note.

Vous passez l’examen en ligne depuis une pièce fermée, sous surveillance à distance assurée par MonitorEDU, au moyen du lien figurant dans votre confirmation de réservation de MonitorEDU. Connectez-vous au moins 15 minutes avant l’heure prévue. Vous attendez ensuite dans une file d’attente, plus longue en période achalandée ou si les vérifications techniques et d’identité n’ont pas été faites à l’avance. Ne quittez pas la file pour vous reconnecter : vous perdriez votre place. Le temps passé dans la file ne compte pas : les trois heures commencent seulement une fois l’examen lancé. Vos notes se prennent dans le bloc-notes électronique de la barre des tâches de l’examen, et elles disparaissent une fois la simulation soumise : les stylos, le papier et les documents imprimés ne sont pas permis sur votre bureau, et vous ne pouvez pas lire le contenu de l’examen à voix haute. Chaque candidat inscrit reçoit le « tutoriel de navigation » de COMPASS une fois la période d’inscription close : deux simulations sans rapport avec la psychothérapie, pour s’exercer à naviguer sur la plateforme du test, y compris à reconnaître une option sélectionnée. COMPASS vend aussi un court examen de pratique facultatif à usage unique, consistant en quatre simulations sur la même plateforme, acheté avec votre place pendant la période d’inscription et passé aux dates que COMPASS vous communique; si vous en avez acheté un, faites-le avant le jour de l’examen. La page de l’OPAO sur l’examen fait état du taux de réussite moyen des dernières années, et il a été élevé.

Le modèle de test

Chaque version de l’examen est construite selon un modèle de test qui en détermine le contenu. Voici les domaines et leur pondération.

DomaineNomPondération
1Faire une évaluation initiale10 à 15 %
2Établir une relation de travail10 à 15 %
3Relation thérapeutique25 à 30 %
4Travailler au changement5 à 10 %
5Gérer la séparation et la conclusion5 à 10 %
6Pratique professionnelle10 à 15 %
7Recours à la supervision3 à 5 %

Le domaine 3, Relation thérapeutique, est le plus lourd, à 25 à 30 %. Les domaines 3 et 6 réunis représentent environ 40 % de l’examen.

Cela contredit la façon dont la plupart des candidats étudient. L’instinct pousse à consacrer du temps à ce qui ressemble le plus à du contenu : l’évaluation, les modèles de changement, les techniques. Le domaine 4, Travailler au changement, représente de 5 à 10 %. Le domaine 7, Recours à la supervision, représente de 3 à 5 %.

Le domaine 3 s’appuie sur les compétences 1.2, 1.3, 4.2 et 4.5 : le travail dans un cadre théorique établi, les conditions fondamentales, l’empathie, le respect et l’authenticité, l’attitude non jugeante, les limites thérapeutiques, la capacité de réagir posément à la colère et à la critique, la réaction professionnelle aux expressions d’attachement inconvenantes, le travail avec les émotions intenses et le soutien à l’autonomie. L’utilisation sûre et efficace de la conscience de soi (4.3) relève du domaine 2 et l’évaluation de risques (4.4) du domaine 1, même si les deux surgissent dans les cas centrés sur la relation. Le domaine 6, Pratique professionnelle, porte sur : les obligations juridiques et professionnelles, la prise de décision éthique, les dossiers, les rapports destinés à des tiers, le consentement, la confidentialité, la pratique électronique et les pratiques commerciales.

Le contenu sur les limites et la confidentialité n’est pas confiné aux simulations de « pratique professionnelle ». Il apparaît à l’intérieur des simulations cliniques, et c’est pourquoi la simulation de Tomás, un cas de risque et d’évaluation initiale, se termine par la lettre d’un avocat qui exige le dossier. Pondérez votre préparation en conséquence.

Ce qu’il faut retenir de ce module

L’examen ne vous demande pas si vous connaissez les normes. Il vous demande si vous savez bien agir, dans le bon ordre, en temps réel, avec une information incomplète. Six principes en découlent, et le module de stratégie transforme chacun d’eux en méthode.

  1. Lisez chaque option comme un geste daté, et non comme un énoncé dont il faut vérifier la véracité.
  2. Ne sautez jamais une section. Une section sautée est un zéro assuré et irrattrapable.
  3. Sélectionnez avec discernement dans les deux sens : une sélection trop mince et une sélection sans discernement échouent pour des raisons différentes.
  4. Ne lisez pas la réponse du client comme une note. Elle est écrite par souci de réalisme, pas comme rétroaction : la relation est notée par ce que vous faites, jamais par le ton du client scénarisé.
  5. Travaillez la Collecte d’informations et la Prise de décision selon la même exigence, parce que ce sont deux notes et que vous devez réussir les deux.
  6. Consacrez votre préparation aux domaines qui pèsent le plus dans le modèle de test : la relation thérapeutique et la pratique professionnelle, qui représentent ensemble environ 40 % de l’examen.